Même si tout n’a pas été réussi, durant son quinquennat, Nicolas SARKOZY a pris un certain nombre de mesures qui ont été de véritables réussites : défiscalisation des heures supplémentaires, autonomie des universités, peines  planchers, réforme des retraites… Au plan international, il a su prendre des initiatives qui ont fait l’honneur de la France. Contre la crise brutale et violente qui a frappé, dès la fin de 2008, les politiques menées ont protégé les Français. Il suffit aujourd’hui de comparer ses résultats socio-économiques à ceux de François HOLLANDE pour le mesurer.

Pour autant, Nicolas SARKOZY est-il aujourd’hui l’homme de la situation ? Non. 2014 n’est pas 2007. Certains diront, sans doute, que je retourne ma veste. Qu’après avoir été député dans la foulée de son élection à la Présidence de la République, qu’après l’avoir soutenu, je m’en détourne. Il n’en est rien. Ma position est le fruit d’une réflexion sur la situation actuelle de notre pays.

Plus que jamais, il est indispensable aujourd’hui, sinon à laisser encore monter le vote populiste et les extrêmes, de tout faire pour que le peuple retrouve confiance dans ses politiques. Il faut donc que les femmes et les hommes qui souhaitent exercer de hautes fonctions, comme des mandats locaux, soient irréprochables. Ils ne peuvent être, eux-mêmes ou leur entourage très proche, l’objet d’enquêtes ou de mises en examen. Une candidature à la tête d’un parti politique, à une primaire ou encore plus à la Présidence de la République, ne peut être polluée par des soupçons, des interrogations, des affaires. Un parti politique ne peut vivre au rythme des convocations de justice. Quelle image, en France et à l’étranger, que celle du responsable d’un grand parti d’opposition ou d’un candidat à l’élection présidentielle placé de temps en temps en garde à vue ?

Le nom de Nicolas SARKOZY est cité dans plusieurs affaires et depuis quelques jours, il est mis en examen. Certes, il bénéficie de la présomption d’innocence et sa mise en examen peut, à la fin de l’instruction, déboucher sur une ordonnance de nullité. Certes, on peut, légitimement, s’interroger sur l’acharnement ou non des juges à son encontre. Les prises de position de membres éminents du Syndicat de la Magistrature contre le candidat SARKOZY lors de la campagne présidentielle de 2012, le lamentable et stupéfiant « mur des cons », jettent un doute sur l’impartialité dont la justice a besoin pour rendre des jugements en toute sérénité.

Que l’on soit offusqué ou non, les juges iront au bout de leur démarche. C’est ainsi. A Nicolas de SARKOZY d’apporter les preuves de son innocence dans ces différentes affaires, de se battre pour faire valoir son bon droit. Mais pendant ce temps, il ne peut prétendre à jouer un rôle politique majeur.

Le mélange pouvoir politique et affaires judiciaires est explosif. Il alimente la vieille rengaine du « tous pourris ». Il faut en finir avec ces pratiques. C’est l’une des façons de redonner confiance aux Français dans leurs politiques.