A chaque fois que les socialistes sont au pouvoir, le Front National assoie sa base électorale, gagne des électeurs et remporte de plus en plus de succès. Le scrutin de dimanche dernier en fournit une nouvelle preuve qui sera très certainement confirmée dimanche prochain, lors du 2ème tour des élections municipales. L’Histoire, dit-on, ne se répète pas. Mais parfois elle bégaie !

Rappelez-vous 1981. François MITTERRAND devient le Chef de l’État. A cette élection présidentielle, Jean-Marie LE PEN n’est pas candidat et 7 ans plus tôt, il a réalisé 0,75 % des voix. Autant dire, qu’à cette époque, le Front National n’existe pas. Pour gêner la droite et empêcher son retour aux affaires, avec son machiavélisme habituel, François MITTERRAND prend un certain nombre de mesures destinées à faire progresser ce parti politique alors embryonnaire. C’est l’instauration de la proportionnelle aux élections législatives, la création de SOS Racisme… Les résultats sont là (si je peux m’exprimer ainsi), le Front National réalise 10,95 % aux élections européennes de 1984 et 14,38 % aux présidentielles de 1988. En ce sens, Mitterrand est un « artiste !

Rappelez-vous 1997. Lionel JOSPIN est Premier Ministre dans le cadre d’une cohabitation avec le Président CHIRAC. Les français sont de plus en plus préoccupés par les problèmes d’insécurité qui parasitent leur vie quotidienne. Enfermé dans son angélisme idéologique habituel, le pouvoir socialiste ne veut pas entendre les préoccupations majeures de ses concitoyens, n’y répond évidemment pas et parle de « sentiment d’insécurité. » Conséquence : Lionel JOSPIN n’est pas au second tour de la présidentielle de 2002, devancé de 200 000 voix par Jean-Marie LE PEN qui n’en attendait pas tant.

Regardez depuis mai 2012. Depuis qu’il est Président de la République, François HOLLANDE s’est attaqué méthodiquement aux fondements mêmes de notre société : mariage pour tous, remise en cause de la loi sur la fin de vie, attaques répétées de la politique familiale, débat récurrent sur la procréation médicale assistée ou la gestation pour autrui, droit de vote des étrangers… Et en matière de lutte contre l’immigration clandestine et l’insécurité, malgré les déclarations tonitruantes de Manuel VALLS, les résultats sont désastreux*.

Mais surtout, le point commun à ces trois périodes de gouvernance socialiste, ce sont les résultats socio-économiques calamiteux. A chaque fois, les politiques sociales ont été très généreuses (5ème semaine de congés payés, 35 heures, Allocation Personnalisée d’Autonomie…) sans être financées ; les comptes de la Nation se sont fortement dégradés ; la dette a flambé ; le déficit s’est creusé. Et, au bout du compte le chômage a explosé.

De par leur politique socio-économique qu’ils sont incapables d’adapter à l’évolution du monde, de par leur idéologie droits-de-l’hommiste qui fait que résoudre les problèmes d’immigration et d’insécurité leur est impossible, les socialistes sont décidemment les meilleurs alliés du Front National. L’histoire récente de la Vème nous en fournit par trois fois la preuve.

 

*Cf. mon article du 29 janvier 2014