Lorsque François Hollande a présenté ses vœux aux Français, il a reconnu que les impôts étaient "devenus trop lourds." A qui la faute ? Depuis qu’il est au pouvoir, les français ont eu droit à un tsunami de taxes et d’impôts : 50 milliards (Md€) payés par les ménages et les entreprises[1]. Et ce 31 décembre, il a présenté des mesures destinées "à terme à les baisser". Formidable ! Mais comment le croire? Le Projet de Loi de Finances, voté par sa majorité parlementaire, le 22 octobre dernier, prévoit, pour 2014, encore 12 Mds€ d’impôts supplémentaires : augmentation de la TVA et des cotisations retraite, baisse du quotient familial, fiscalisation de la complémentaire santé et des droits familiaux. Cet homme est constamment dans l’ambigüité et le double langage. Il annonce un objectif et dans le même temps il mène la politique opposée.

Au cours de cette même allocution télévisée, le Président de la République a proposé aux entrepreneurs un "pacte de responsabilité". Il l’a précisé, lors de sa récente conférence de presse, en indiquant vouloir supprimer les cotisations familiales supportées par les entreprises. Cela représente 35 Md€. Où va-t-il les trouver ? Mystère et boule de gomme ! Là encore François Hollande est dans le flou et comme dirait la sémillante Martine Aubry : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. » Ah si ! Il veut, désormais, diminuer la dépense publique. Chiche ! Et que propose-t-il comme mesures innovantes et courageuses ? De revenir sur la création de 60 000 postes dans l’Éducation Nationale ? Non ! De mettre en place un conseil stratégique de la dépense publique ! Et encore un comité Théodule qui va coûter cher et servir à rien. C’est fou cette propension du Président à créer des comités et des commissions[2]. C’est fou mais révélateur du tempérament velléitaire de François Hollande qui a énormément de difficulté à trancher.

Avec ce Président de la République qui a menti aux français durant sa campagne électorale, notamment en minimisant la gravité de la crise, qui ment aux français depuis qu’il est au pouvoir, notamment sur l’inversion de la courbe du chômage, il y a loin, très loin, de la parole aux actes. Et j’ai bien peur qu’une nouvelle fois ses belles déclarations d’intention ne soient suivies d’aucun effet.



[1] cf mon article posté sur ce blog le 10 septembre 2012

[2] Cf mon article posté sur ce blog le 18 octobre 2013