Les Emplois d’Avenir ont été créés en 2012, dans le but de faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à une qualification pour les jeunes de moins de 25 ans. Force est de constater que ce dispositif peine à démarrer.

Alors que le gouvernement maintient son objectif de 100 000 emplois d’avenir d’ici la fin 2013, seuls 17 347 emplois d'avenir (hors éducation nationale) ont été signés entre novembre 2012 et avril 2013.

Ce retard est particulièrement visible dans le Maine-et-Loire: seuls 250 contrats ont été signés – en six mois – sur les 1 100 prévus pour l'ensemble de l'année.

Face au démarrage, plus que lent, de la mesure, le gouvernement a progressivement favorisé des assouplissements : les missions locales sont poussées à être moins exigeantes qu'au lancement de la mesure sur l'effort de formation fourni par les employeurs, sur la durée des contrats ou sur l’extension des emplois au secteur privé, qui ne devait au départ constituer qu'une petite part de la totalité des contrats.

Par ailleurs, les employeurs du secteur non marchand pourront recruter un emploi d’avenir, même s’ils ont procédé à un licenciement économique récent ou encore deux collectivités territoriales proches n’ayant pas les moyens de recruter à temps plein pourront recruter à temps partiel un même jeune.

Ces nouveaux assouplissements prouvent que le Gouvernement est engagé dans une sorte de fuite en avant pour sauver les emplois d’avenir. C’est un dispositif coûteux (1,5 Milliard d’Euros pour 150 000 contrats) et inefficace. Ce ne sont pas les emplois aidés, qu’ils soient d’avenir ou de génération, qui feront baisser durablement le chômage. Au mieux, ils ne pourront que freiner, à la marge, la montée inexorable du nombre de demandeurs d’emplois.

Nos jeunes, et en particulier les 120 000 qui sortent du système scolaire sans diplôme, méritent mieux que cela.

On ne résoudra le problème majeur du chômage des jeunes qu’en développant très fortement l’apprentissage et plus largement par la formation par alternance.