Signet des brèvesMENOTTES ET SMOKING -  Après avoir fait la "Une" de tous les journaux du monde, menottes au poing à New-York, revoilà DSK en smoking, au bras d’une jeune femme, sur le tapis rouge du Festival de Cannes. Cet homme n’a vraiment aucune pudeur. 

ON RÊVE ! - Incroyable. Des députés socialistes soutenus par leur Président de Groupe et le Président de l’Assemblée Nationale demandent des assouplissements à la loi pour le maintien de l’ouverture de magasins de bricolage le dimanche en Ile de France. Ils ne manquent pas d’air ces socialistes ! On se pince pour vérifier qu’on ne rêve pas. Il faut se rappeler de leurs cris d’orfraie quand le gouvernement précédent avait fait adopter la loi permettant, dans un cadre contraint, l’ouverture dominicale de commerces. Si des parlementaires, sur le même sujet, disent noir quand ils sont dans l’opposition et blanc quand ils sont au pouvoir, comment s’étonner, alors, que les français n’aient plus confiance dans la parole des politiques ? 

PSCHITT…. - Lors de sa dernière conférence de presse, le Président de la République a annoncé qu’il ferait évoluer la loi pour permettre le vote des étrangers aux élections locales. C’est le type même de déclaration qui ne sera jamais suivie d’effets. En effet, pour qu’une telle loi soit votée, il faut au préalable une modification constitutionnelle ratifiée par une majorité de 3/5 des parlementaires réunis en Congrès. En l’état actuel du rapport de force majorité-opposition, au Sénat et à l’Assemblée Nationale, le Chef de l’État ne peut pas obtenir cette majorité. Alors pourquoi une telle annonce ? François Hollande reprend une bonne vieille recette mitterrandienne : à chaque élection, il ressort « le droit de vote des étrangers » pour diviser la droite et le centre et faire monter le Front National. Il a déjà fait le coup lors des présidentielles et pour les municipales de mars 2014, il tente la même diversion en agitant à nouveau ce chiffon rouge. Mais cette fois la ficelle est un peu grosse et maniée sans finesse. Les politiques de droite et du centre ne sont pas tombés dans le panneau. N’est pas un mitterrandien machiavélique et florentin, qui veut. 

DEMANDER PLUS A VOTRE BANQUE - Si Christine Lagarde a décidé de recourir à un arbitrage privé dans le conflit Tapie-Crédit Lyonnais, faut-il le rappeler, c’est pour solder un contentieux qui remonte à 1993 et pour lequel l’État n’avait aucune chance de gagner. Il aurait certainement été condamné à payer une indemnité beaucoup plus importante. A partir de 1982, date de la nationalisation des établissements bancaires par le gouvernement Mauroy, jusqu’en 1993, année de la quasi-faillite du Crédit Lyonnais (le ministre des Finances étant un certain Michel Sapin), la gestion de cette banque par les différents gouvernements socialistes a été calamiteuse. Les investissements massifs effectués à l’international, dans des entreprises à risques, des investissements perdus dans la Metro-Goldwyn-Mayer, aboutiront à des pertes de 20 Milliards d’euros. Cela constitue l’un des plus grands scandales financiers de notre pays. Pour toutes ces raisons, le gouvernement socialiste actuel et sa majorité feraient bien d’être particulièrement discrets et de faire profil bas sur cette affaire.